sábado, 17 de enero de 2026

REFLEXIONES

 



 

 


La Geometría del Instante y el Olvido

Yo, que he pasado la vida doblegando el hierro con el rugido del fuego y la violencia del martillo, me detengo hoy ante la elocuencia muda de estas piedras. En mis manos de metalúrgico, acostumbradas a la rigidez que solo cede ante el calor extremo, estos cantos rodados se sienten como fragmentos de un tiempo líquido, una materia que no necesitó de mi fragua para ser perfecta.

Son los nómadas del lecho del río. Cada uno es un poema escrito por la corriente, una biografía de colisiones y caricias hídricas que han limado sus asperezas hasta dejarlos con la suavidad de un recuerdo antiguo. El agua, ese escultor invisible y paciente, ha hecho con ellos lo que yo intento hacer con la soldadura: unir lo que el caos mantenía disperso.

Al apilarlos, no solo busco el centro de gravedad de la materia, sino el centro de gravedad de mi propia existencia. Es una arquitectura de lo efímero. Cada piedra que coloco sobre la otra es una alegoría de nuestros propios días: nos sostenemos por milagro, apoyados en las cicatrices de quienes fuimos ayer, haciendo equilibrio sobre un presente que siempre amenaza con desmoronarse.

 
                          Texto de mi amigo Francisco Martinez Torres
 

La Géométrie de l'Instant et de l'Oubli

Moi qui ai passé ma vie à plier le fer avec le rugissement du feu et la violence du marteau, je m'arrête aujourd'hui devant l'éloquence muette de ces pierres. Dans mes mains de métallurgiste, habituées à la rigidité qui ne cède que face à la chaleur extrême, ces galets se sentent comme des fragments d'un temps liquide, une matière qui n'a pas eu besoin de ma forge pour être parfaite.

Ce sont les nomades du lit de la rivière. Chacun est un poème écrit par le courant, une biographie de collisions et de caresses hydriques qui ont limé leurs aspérités jusqu'à les laisser avec la douceur d'un souvenir ancien. L'eau, ce sculpteur invisible et patient, a fait avec eux ce que j'essaie de faire avec la soudure : unir ce que le chaos maintenait dispersé.

En les empilant, je ne cherche pas seulement le centre de gravité de la matière, mais le centre de gravité de ma propre existence. C'est une architecture de l'éphémère. Chaque pierre que je place sur l'autre est une allégorie de nos propres jours : nous nous soutenons par miracle, appuyés sur les cicatrices de ceux que nous fûmes hier, en équilibre sur un présent qui menace toujours de s'effondrer.

Je leur ai donné de la couleur parce que le gris de l'éternité a parfois besoin d'un cri de joie. J'ai taché leur sobriété millénaire avec des pigments vibrants, non pour cacher leur origine, mais pour célébrer qu'en cette seconde précise, elles ont cessé de rouler pour devenir un totem. Ce sont des témoins silencieux qui ont maintenant une voix ; une voix qui parle de résistance passive, de la beauté de se laisser polir par les coups du destin et du courage de rester dressé quand tout autour de nous s'écoule et s'évanouit.

Mon métal est éternel, mais ces pierres sont sages. Je force la forme ; elles l'ont simplement acceptée après des siècles de voyage. Dans cet équilibre précaire, je trouve la véritable paix de l'artiste : la compréhension que nous sommes, au final, comme ces galets de la rivière ; des êtres qui ne trouvent leur forme définitive que lorsqu'ils apprennent à se reposer au point exact où la gravité rencontre l'âme.


 

 

 

 

 

 

jueves, 18 de diciembre de 2025

RENACIMIENTO

!SI A LA PAZ !







El prisma interior alza el vuelo

Desde la profundidad, una base de metal emerge anclada en antiguas verdades. Es la raíz del tiempo, la memoria de lo que fue, un refugio de ángulos rectos. Se eleva en silencio hacia un nuevo amanecer. La herida sanó y se mutó en un pasaje que invita a la luz a susurrar secretos al vacío. Es la cáscara del capullo, rota para que el milagro se manifieste.

Y sobre esta roca forjada, un espíritu de cristal asciende. Múltiples luces danzan en su cuerpo translúcido: el rojo de la pasión transmutada, el azul de la calma infinita, el oro de la sabiduría ganada. No hay aristas que hieran, solo la suave curva de un renacer, la promesa líquida de un arcoíris en cada fibra. Es el Renacimiento, una ascensión de color que se despliega como un alma liberada.

El acero sostiene, no confina. El cristal irradia, no implora. Es la sinfonía de la materia y el espíritu, la dura lección convertida en el pedestal de la belleza sin fin.

¡Sí a la Paz! canta el prisma ascendente, un himno de luz y quietud en el aliento del metal.

                                                                                                   Francisco Martinez Torres

 

Le Prisme Intérieur Prend son Envol

Depuis la profondeur, une base de métal émerge ancrée dans d'anciennes vérités. C'est la racine du temps, la mémoire de ce qui fut, un refuge d'angles droits. Elle s'élève en silence vers une nouvelle aube. La blessure a guéri et s'est muée en un passage qui invite la lumière à murmurer des secrets au vide. C'est la coquille du cocon, brisée pour que le miracle se manifeste.
Et sur ce roc forgé, un esprit de cristal s'élève. Multiples lumières dansent dans son corps translucide : le rouge de la passion transmuée, le bleu du calme infini, l'or de la sagesse gagnée. Il n'y a pas d'arêtes qui blessent, seulement la douce courbe d'une renaissance, la promesse liquide d'un arc-en-ciel dans chaque fibre. C'est la Renaissance, une ascension de couleur qui se déploie comme une âme libérée.
L'acier soutient, ne confine pas. Le cristal rayonne, n'implore pas. C'est la symphonie de la matière et de l'esprit, la dure leçon transformée en piédestal de la beauté sans fin.

Oui à la Paix ! chante le prisme ascendant, un hymne de lumière et de quiétude dans le souffle du métal.




APOCALIPSIS

!NO A LA GUERRA !

acero y vidrio 57cm
 
 
 Apocalipsis ¡No a la Guerra!

El Corazón Atrapa

                                                                                   
Un estilete bruñido, la cicatriz de un eco metálico en la tierra dormida. Su vértice, una advertencia de acero, apunta al horizonte no alcanzado, al cielo que respira. Es la memoria de la incisión, el silencio del trueno que fue. Su flanco, un ojo ciego al cosmos, nos mira desde el abismo de un metal que supo del fuego y la forja.

Y en la cima, donde la forma cede y se abre, un mundo de cristal verde. Es la lágrima suspendida, la promesa esmeralda de un brote, el aliento de todos los futuros posibles. Pesa en la garganta de la estructura, un grito atrapado, una quietud forzada. Su color, el sueño húmedo de la hierba, la frágil respiración del planeta, condenado a mirar el abismo que lo contiene. Es el dilema eterno, el cristal tembloroso en la boca de la bestia silenciosa.

¡No a la Guerra! clama el verde cautivo, un susurro sin voz en el alma de la materia.
 
Apocalipsis ¡No a la Guerra! 
                                                                                   
                                                           Texto Francisco Martinez Torres              
 

Le Cœur Prisonnier
Un stylet bruni, la cicatrice d'un écho métallique dans la terre endormie. Son sommet, un avertissement d'acier, pointe vers l'horizon inatteint, vers le ciel qui respire. C'est la mémoire de l'incision, le silence du tonnerre qui fut. Son flanc, un œil aveugle au cosmos, nous regarde depuis l'abîme d'un métal qui connut le feu et la forge.
Et au sommet, là où la forme cède et s'ouvre, un monde de cristal vert. C'est la larme suspendue, la promesse émeraude d'un bourgeon, le souffle de tous les futurs possibles. Il pèse dans la gorge de la structure, un cri piégé, une quiétude forcée. Sa couleur, le rêve humide de l'herbe, la fragile respiration de la planète, condamnée à contempler l'abîme qui la contient. C'est le dilemme éternel, le cristal tremblant dans la gueule de la bête silencieuse.
Non à la Guerre ! clame le vert captif, un murmure sans voix dans l'âme de la matière.       

  

             



 

 

 









 

 

lunes, 17 de noviembre de 2025

VIAJANDO CON PICASSO

 Interpretación tridimensional en metal por Jesús Aparicio Mantero de la obra de P. Picasso

Las Seňoritas de Aviňón

Conjunto y detalles
 

 


Metal sobre fondo de madera  102-95cm





 


   

   



 

miércoles, 6 de agosto de 2025

martes, 5 de agosto de 2025

COMPOSITION

(sans titre)

 

acier et verre 120cm

jueves, 31 de julio de 2025